Dalmeida-Balbina-Kokoe-Miss-Togo-2016

Le 27 août 2016 , nombreux sont les Togolais qui ont suivi cette 22 ème édition de l’élection Miss Togo. Il y a de ces personnes qui se déplacent toujours au Palais des Congrès pour vivre l’événement en live, et il y a des personnes comme moi qui préfèrent savourer la belle cérémonie à la Télévision Togolaise (TVT aka la Chaîne Mère). Je me penche sur cette épineuse élection parce que des recommandations, nous devons réellement en faire. Miss Togo nécessite d’être repensé.

  • TVT, améliorez votre image

https://twitter.com/CommeIvoir/status/769689791529099265

Il s’agit pour notre Chaîne Nationale Très Très Forte de s’acheter les matériels qu’il faut pour que l’image soit plus « intéressante » à regarder. Je ne connais pas les caractéristiques de leurs caméras, mais franchement, il est temps pour eux de « dépenser » pour améliorer leur image et celle du pays aux yeux du monde.

  • Comité Miss Togo, quel est le but de l’élection Miss Togo ?
Président du comité d'organisation de Miss Togo

Gaspard K. Baka : Président du comité d’organisation de Miss Togo

Les questions posées aux candidates étaient selon moi, assez compliquées, même si le niveau intellectuel des candidates laisse à désirer.

Il y a de ces questions qui nécessitent une dissertation au lieu d’une simple réponse à une élection.

Et d’ailleurs, j’aurais préféré que le Comité mette en avant des questions sur l’éducation au lieu de questions vagues sur l’environnement.

S’il s’agit de faire réfléchir les candidates pour avoir une idée de la façon dont elles argumentent, cela aurait été plus intéressant de ne pas poser des question-définitions, mais des questions de culture générale tout simplement.

Dans ce cas de figure, on se retrouve dans Miss Excellence. Dans ce cas de figure, les critères déterminants ne seront pas la beauté, le diplôme ou l’accent, mais cela sera un simple cumul en donnant une place importante à la culture générale.

  • Quid des projets sociaux menées par la Miss élue ?

Cette question me trottait dans la tête depuis un moment. Les projets que les sponsors confient à la Miss élue, a-t-on une idée de ce qu’ils donnent comme résultats ? De 2010 à 2015, je ne saurai dire ce qu’il en est réellement de ces projets sociaux. Ne serait-il pas mieux que le Comité communique beaucoup plus là-dessus, un vrai bilan annuel qui mentionne l’impact du projet réalisé sur la communauté dans laquelle la réalisation a été effective.

Il faut également avouer que nombreuses sont ces demoiselles togolaises qui considèrent l’élection en tant que Miss Togo, comme la voie royale à la réalisation de leur projet personnel voire professionnel.

Et vous, que pensez-vous de l’élection Miss Togo 2016

Il existe peut-être d’autres recommandations et suggestions que vous voulez faire, vous avez la latitude de les mentionner dans le respect d’autrui. Les critiques non constructives, nous en avons assez fait. Il serait plus judicieux de proposer des pistes d’amélioration pour l’élection Miss au Togo.

Cordialement.

Les élues de cette année 2016 : Miss Togo

Les élues de cette année 2016 : Miss Togo

Affiche de l'événément Café Numérique Lomé startups

Café Numérique Lomé : Tech228

« Dis-moi quels collaborateurs tu as, je te dirai quel type de startup tu es ». Le thème de la Première Edition du Café Numérique Lomé, qui s’est tenue le samedi 20 août à Lomé, nous a poussés à aborder un certain nombre de sous-thématiques qu’un entrepreneur ne saurait négliger. D’Efy Saboutey à Brice Tchendo en passant par Edem Gbétoglo (je remercie au passage Yves Kokoayi, Ceo de Tech228 de m’avoir associé aux panélistes du Café Numérique Lomé), plusieurs sujets ont été abordés dont la différence entre startups et incubateurs et une comparaison entre l’écosystème togolais et sénégalais.

Les échanges entre les participants et les panélistes m’ont fort appris et ont soulevé un point important que je voudrais aborder dans ce billet : sur quels bases choisir ou embaucher des collaborateurs, et avec quel type de collaborateurs  faut-il mener ses activités ?

Panélistes Café Numérique Lomé startups

De la Gauche vers la Droite (Edem Gbétoglo – Efy Saboutey – Yves Kokoayi – Brice Tchendo

Sur quelles bases choisir ou embaucher des collaborateurs ?

Les panélistes de l’événement étaient plutôt d’accord sur un point : « il faut plus miser sur le savoir-faire  du collaborateur que sur les diplômes listés sur son curriculum vitae ». Dans une startup, l’entrepreneur a besoin de travailler avec des profils qui sont adaptables, ou dirais-je, « décapotables ». Certes, le Job Description est fait, le collaborateur connaît ses obligations et ses tâches, mais il faut reconnaître que c’est toujours intéressant de travailler avec une personne qui a plusieurs tours dans son sac, qui arrive à s’adapter même si ce n’est point aisé, qui fait des efforts et manifeste le désir d’apprendre.

Le diplôme permet au collaborateur d’avoir les bases, le savoir-faire et le feeling pour le job sont la cerise sur le gâteau.

Avec quel type de collaborateurs  faut-il mener ses activités ?

Il faut préciser que les jeunes entrepreneurs ne doivent pas perdre de vue les valeurs telles que l’humilité, l’éthique et le respect. Les collaborateurs avec qui vous devez travailler doivent incarner ce que vous voulez faire de votre entreprise et la vision que vous en avez. L’éthique est la valeur que je considère personnellement comme une des plus importantes que vos collaborateurs doivent avoir. Quel que soit le domaine dans lequel vous évoluez, si vous travaillez avec des collaborateurs qui n’ont aucun respect pour l’éthique et la bonne gestion des ressources dont votre entreprise dispose, vous ne perdrez pas seulement de l’argent, mais vous perdrez également des clients.

Ce Café Numérique m’a également permis d’échanger avec des personnes fort intéressantes, dont  , Madzé Agbétiafa, lauréat du concours RFI Challenge App Afrique et Noélie Falone Alognon. Le Togo regorge de talents et d’entrepreneurs qui n’hésitent pas et qui se battent dans un environnement plus ou moins favorable. Cette édition n’étant que la première, nous espérons que les prochaines éditions du Café Numérique Lomé auront des thèmes aussi intéressants que pragmatiques pour la jeunesse togolaise et les startups du pays.

Cordialement.

Un gendarme se faisant corrompre

Pour poursuivre notre réflexion sur la corruption en Afrique subsaharienne dont la première partie a fait l’objet d’un billet, nous avons décidé de nous interroger sur la non effectivité de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace communautaire CEDEAO. Nous avons pris la peine d’échanger avec des commerçants et des vacanciers qui prennent souvent le bus d’un pays à un autre en Afrique subsaharienne. Plus de la moitié des interviewés affirment donner aux agents frontaliers 2000F CFA à 5000 F CFA même si tout est en règle.

Quid des statuts et des directives communautaires de la CEDEAO ?

Art 55 l. Les États membres s’engagent à établir dans un délai de cinq (5) ans après la création d’une Union douanière, une union économique et monétaire à travers:

  1. ii) la suppression totale de tous les obstacles à la libre circulation des personnes, des tiers, des capitaux et des services ainsi qu’au droit de résidence et d’établissement;

Article 59

Immigration

  1. Les citoyens de la Communauté ont le droit d’entrée, de résidence et d’établissement et les États membres s’engagent à reconnaître ces droits aux citoyens de la Communauté sur leurs territoires respectifs, conformément aux dispositions des protocoles y afférents.
  2. Les États membres s’engagent à prendre, au niveau national, les dispositions nécessaires pour assurer l’application effective des dispositions du présent article.

En 2014, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest avait entamé le processus de suppression de la carte de séjour pour les citoyens des pays membres résidant dans un des pays de l’Organisation sous-régionale. Ce processus a-t-il réellement abouti ? Quelles en sont les conclusions ?

Selon l’article 55 des statuts de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Afrique de l ‘Ouest, où en est la suppression totale de tous les obstacles à la libre circulation des personnes ? Certes, la décision de la CEDEAO de faire établir aux populations une carte d’identité biométrique est louable, mais y a-t-il des moyens de contrôle et de sanction qui seront mis en œuvre afin de faire respecter cette décision par les agents frontaliers ? Les populations en Afrique de l’Ouest ont-ils la garantie qu’avec la carte communautaire biométrique, ils ne seront plus obligés de verser des pots-de-vin aux agents frontaliers lors de leur voyage ? Tant que les corrupteurs ne sont pas inquiétés, lutter contre la corruption sera un vain combat et une vaine expression.

Au commencement était l’éducation

Pourrions-nous lutter contre la corruption si certains, au nez à la barbe des autres, prennent ce qui ne leur appartient pas, ou ce qui selon eux leur est dû ? Que nous apprennent-ils donc ? Tout récemment des blogueurs togolais se sont interrogés sur l’éducation au Togo, et il faut noter un schéma similaire dans les pays de la sous-région. Le manque de modules prenant en compte l’éthique met à nu le manque de respect des principes juridiques élémentaires ; l’absence d’une éducation de plus dans nos maisons justifie le mépris que nous avons des règles communautaires au sens strict et large ; à tout cela s’ajoute le comportement des aînés et des parents. Un enfant voit son père faire, le copie inconsciemment et reproduit les mêmes choses, c’est-à-dire, ce qu’il voit. Si son père lui avait dit pas à l’avance « j’ai posé des actes, tu ne devrais pas faire pareil », cela aurait peut-être changé la direction de la roue.

Tout ce que nous vivons dans nos sociétés est juste un reflet de ces erreurs, de ces manques, au fait que la base soit faussée par la mise en lumière d’un fossé entre l’éducation et l’instruction.

Comme le disait Charles Sanches, « la déliquescence de notre temps vient aussi du fait que nous n’avons plus de considération pour le droit et les principes juridiques ».

J’en profite pour lancer un message aux jeunes de ma génération. Ne faisons pas les mêmes erreurs que nos aînés, ne nous disons pas que la voix royale vers l’épanouissement est de suivre les pas de personnes dépourvues d’éthique et de morale . En reproduisant le même schéma, ne soyons pas surpris de relire des écrits pareils produits par nos petits frères dans 30 ans.

Cordialement.