Un Startup Weekend Africa à mille Tours

Startup Weekend Africa Tours
Première Edition du Startup Weekend Africa à Tours

Startup Weekend Africa Tours by Edem Gbétoglo

Ils  y étaient tous, ces jeunes porteurs de projets motivés et préparés pour affronter la première édition du « Startup Weekend Africa » à Tours, organisée par Afrique Jeune Entrepreneur. Il m’a été fait honneur d’être compté parmi les mentors de cet événement. Développer un projet d’entreprise en équipe en deux jours n’a pas été une partie de plaisir pour les équipes présentes.

De BMeet à Take Up Africa, en passant par Eco Jeunes, Vijana et Sustainable For Earth , le travail au Startup Weekend Africa était à la fois amusant et complexe. Trouver le bon angle, faire les enquêtes en un temps court et proposer des services adaptés au marché africain, étaient entre autres les défis qu’il fallait relever lors de ce Startup Weekend à mille Tours.

Sewa Wilson (mentor) et Ashley Lewis (Membre du Jury) au Startup Weekend Africa Tours

Startup Weekend Africa Tours by Alain Rajaonarivony

Bravo aux mentors : Alain Rajaonarivony, Jean-louis Traoré, Fortuné Ahoulouma, Sewa Wilson, Eric Ntonfo etc… Ils ont su motiver chacune des équipes concentrées sur leur objectif. Des Cinq projets qui ont été développés lors du Startup Weekend Africa, trois projets ont été retenus par les membres du jury, dont j’emprunte la description à Alain Rajaonarivony.

Vijana : « Vijana School » (Vijana signifiant « jeunesse » en swahili) de Lionel Aba Gangoué, concerne la mise en place d’une plateforme de soutien scolaire. Elle met en relation les étudiants, susceptibles de donner les cours (création de jobs étudiants), aux élèves, avec la possibilité pour la diaspora d’aider leur famille dans le domaine de l’éducation. Ce projet remporte la première édition du Startup Weekend AfricaLe site pilote sera monté à Brazzaville, au Congo.

BMeet : « BMeet », est un site de référencement des entreprises du continent, avec page vitrine des sociétés et notations des utilisateurs. Cet outil, accessible aussi bien aux hôtels ou restaurants qu’aux cliniques ou électriciens, peut aider les très petites entreprises locales à entrer dans l’ère du numérique et à avoir une visibilité. Il a été suggéré que même ceux qui travaillent dans l’informel peuvent faire un saut qualitatif. 3000 sociétés sont espérées au bout de la première année d’activité. Douala, au Cameroun, a été choisi comme première cible.

Sus4Earth : équipe entièrement féminine composée d’une burkinabé, d’une camerounaise et d’une togolaise, elle se propose de donner une seconde vie aux déchets, en recyclant les plastiques pour les transformer en mobiliers (tables, chaises, etc…). Ce projet serait mis en œuvre, en collaboration avec des entreprises déjà sur place. Un volet important concerne la sensibilisation de la population au tri et au recyclage, en partenariat avec les écoles et des institutions. L’activité devrait démarrer à Abidjan, en Côte-d’Ivoire.

L’essentiel pour ma part est que ces projets primés trouvent réalisation dans les pays concernés. Il ne s’agit pas ici de parler seulement « innovation », mais également et surtout « d’effectivité ». Mieux les projets destinés pour l’Afrique seront réalisés, mieux le continent trouvera des solutions aux problèmes socio-économiques.

Cordialement

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