Campagne de crowdfunding Africa Coworkers

Les espaces de coworking en Afrique de l’Ouest, disons-le, il n’y en a pas une tonne. Jokkolabs au Sénégal est la référence dans la sous-région. Il est recensé près de 6000 espaces de coworking spaces dans le monde, et ce concept d’espace mutualisé est plutôt adapté aux entrepreneurs qui ne peuvent se permettre de payer un loyer pour un local de leur entreprise. Je parie que si ce concept existait des années auparavant, certains entrepreneurs comme Steve Jobs ou Bill Gates n’auraient pas commencé leur business dans leur garage. Au fond, le coworking space est un vaste garage avec pleins de compartiments à exploiter. L’Afrique l’a compris, d’où la première conférence africaine sur le coworking en Afrique du Sud en Juillet 2015.

Et le Togo dans tout cela?

Cependant, au Togo, dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest, toutes les conditions ne sont malheureusement pas encore réunies pour l’éclosion d’espaces de coworking, bien que des efforts soient faits par les autorités gouvernementales. De jeunes entrepreneurs se sont rendus compte qu’un espace pareil serait très utile et bénéfique pour l’économie collaborative, un espace de coworking du Togo qui serait également une référence dans la sous-région.Lire la suite de

Affiche de l'événément Café Numérique Lomé startups

Café Numérique Lomé : Tech228

« Dis-moi quels collaborateurs tu as, je te dirai quel type de startup tu es ». Le thème de la Première Edition du Café Numérique Lomé, qui s’est tenue le samedi 20 août à Lomé, nous a poussés à aborder un certain nombre de sous-thématiques qu’un entrepreneur ne saurait négliger. D’Efy Saboutey à Brice Tchendo en passant par Edem Gbétoglo (je remercie au passage Yves Kokoayi, Ceo de Tech228 de m’avoir associé aux panélistes du Café Numérique Lomé), plusieurs sujets ont été abordés dont la différence entre startups et incubateurs et une comparaison entre l’écosystème togolais et sénégalais.

Les échanges entre les participants et les panélistes m’ont fort appris et ont soulevé un point important que je voudrais aborder dans ce billet : sur quels bases choisir ou embaucher des collaborateurs, et avec quel type de collaborateurs  faut-il mener ses activités ?

Panélistes Café Numérique Lomé startups

De la Gauche vers la Droite (Edem Gbétoglo – Efy Saboutey – Yves Kokoayi – Brice Tchendo

Sur quelles bases choisir ou embaucher des collaborateurs ?

Les panélistes de l’événement étaient plutôt d’accord sur un point : « il faut plus miser sur le savoir-faire  du collaborateur que sur les diplômes listés sur son curriculum vitae ». Dans une startup, l’entrepreneur a besoin de travailler avec des profils qui sont adaptables, ou dirais-je, « décapotables ». Certes, le Job Description est fait, le collaborateur connaît ses obligations et ses tâches, mais il faut reconnaître que c’est toujours intéressant de travailler avec une personne qui a plusieurs tours dans son sac, qui arrive à s’adapter même si ce n’est point aisé, qui fait des efforts et manifeste le désir d’apprendre.

Le diplôme permet au collaborateur d’avoir les bases, le savoir-faire et le feeling pour le job sont la cerise sur le gâteau.

Avec quel type de collaborateurs  faut-il mener ses activités ?

Il faut préciser que les jeunes entrepreneurs ne doivent pas perdre de vue les valeurs telles que l’humilité, l’éthique et le respect. Les collaborateurs avec qui vous devez travailler doivent incarner ce que vous voulez faire de votre entreprise et la vision que vous en avez. L’éthique est la valeur que je considère personnellement comme une des plus importantes que vos collaborateurs doivent avoir. Quel que soit le domaine dans lequel vous évoluez, si vous travaillez avec des collaborateurs qui n’ont aucun respect pour l’éthique et la bonne gestion des ressources dont votre entreprise dispose, vous ne perdrez pas seulement de l’argent, mais vous perdrez également des clients.

Ce Café Numérique m’a également permis d’échanger avec des personnes fort intéressantes, dont  , Madzé Agbétiafa, lauréat du concours RFI Challenge App Afrique et Noélie Falone Alognon. Le Togo regorge de talents et d’entrepreneurs qui n’hésitent pas et qui se battent dans un environnement plus ou moins favorable. Cette édition n’étant que la première, nous espérons que les prochaines éditions du Café Numérique Lomé auront des thèmes aussi intéressants que pragmatiques pour la jeunesse togolaise et les startups du pays.

Cordialement.