Influenceurs et action collective, faudra y penser.

Nous n’allons pas revenir sur les différentes théories des uns et des autres concernant les « influenceurs », je ne vais pas me permettre de les critiquer d’ailleurs. J’ai lu l’article de mon cher ami Hamidou Anne titré les « influenceurs » africains ne servent à rien:que les jeunes fassent de la politique, et celui du web entrepreneur ivoirien Israel Yoroba que j’apprécie bien, dont le titre est certains « influenceurs » africains servent à changer la société.

Je suis plutôt ravi qu’il y ait des « influenceurs » africains, du moment où ils pourront servir la société. Je pense qu’il y a plusieurs manières de faire de la politique, ou plutôt, de servir la société face aux politiques. L’Afrique a besoin de ces personnes qui sauront être non seulement des références mais également des « leaders ». Je mets ce dernier mot en exergue parce qu’il a été tellement galvaudé ces derniers temps qu’il ne semble plus signifier grand chose. Mais dans le contexte actuel, il reprend ses droits et s’impose.Lire la suite de

Entre amour, passions et décisions

Je n’ai pas l’habitude d’écrire sur des sujets de relations amoureuses, bien que j’en discute assez souvent dans des groupes. Tout au long de l’année 2016, ce sujet revenait à plusieurs reprises, la cause étant que nos frères et soeurs s’inquiétaient pour leur avenir amoureux, pour le devenir de leur relation, pour ce moment de demande en mariage qui ne vient presque jamais. Certains d’entre eux se sont mariés avant ce moment où je vous écris, et d’autres, en voyant leurs amis se marier, poussent les portes afin de se trouver rapidement la bonne personne. « Le temps passe », disent-ils du haut de leurs 25 années d’existence. Massa !!!!! Vous vous pressez pourquoi ?

D’aucuns considèrent le mariage comme l’objectif final ou encore la ligne d’arrivée, or il y a des préalables avant ce moment. Créer une complicité avec son partenaire (dès qu’on le/la trouve), composer avec ses valeurs et ses défauts, aimer cette personne parfois si différente de nous, sont autant de choses auxquelles il faut réfléchir avant de penser au mariage.

Trouver un/e partenaire n’est pas aussi facile, mais faire de cette personne un/e partenaire pour la vie est une autre paire de manches, et pourtant c’est ce qu’il faudra faire. Nos sœurs sont ancrées dans un moule social, et les aînées leur rappellent assez souvent que le moment du mariage approche, comme s’il n’y avait que cela qui les définisse en tant que femme.

Pourquoi les relations amoureuses actuelles aboutissent difficilement au mariage ?

Il n’y a pas de réponse toute faite à cette question selon moi. Cependant, il faut le dire, il est difficile pour les jeunes de l’époque actuelle de s’engager réellement dans des relations durables. Soit ils ont peur de prendre le risque avec la phrase « je ne suis pas encore prêt », mais ils sont quand même prêts à flirter et à prendre du bon temps ; soit ils se focalisent sur le physique en oubliant le plus important. Oui, nous avons de ces personnes qui n’arrivent tout simplement pas à s’attacher à une personne au point de pouvoir l’épouser ;

Nous avons de ces personnes qui s’attachent à une personne aussi rapidement qu’elles s’en détachent.

Dès le début de la relation, tout est consommé et ensuite, il n’y a plus rien dans le frigo, plus de surprises à découvrir, plus de mets copieux à consommer. Beaucoup de jeunes suivent le vent, ne définissent pas les priorités et les objectifs clés. Une relation amoureuse est également un projet de vie, et c’est avant tout un projet qui respecte des conditions.

Il ne suffit plus aujourd’hui de vouloir se marier, il faut être prêt pour une relation durable sérieuse. Je ne parle pas seulement de moyens financiers. Pour y arriver, il faut avoir des objectifs à court et à long terme, il faut également avoir un projet (professionnel et personnel),

Et il faut en discuter avec cette personne avec qui vous pensez vouloir être, avec cette personne avec qui vous pensez pouvoir être, il faut en discuter dès le début.

Il faut ensuite séduire son partenaire dès que vous le pouvez, schéma que vous aurez d’ailleurs à répéter dans le mariage.

Oui, il y a une vie dans le mariage, car cette union est une vie qui se vit, elle ne se décrète pas.

Pas la peine d’avoir peur de se lancer, d’être réticent, d’arrêter une relation de deux ans juste parce que l’autre commençait à la prendre au sérieux, de supposer que le mariage est l’objectif ultime… Ce sont toutes ces pensées et actions qui ne permettent pas aux jeunes de respecter des engagements amoureux et personnels.

Vous pouvez y arriver, nous pouvons y arriver. Mais pour l’heure, ce qui m’importe, c’est le match du PSG contre Barcelone.

Cordialement.

Générations Y et Z sont-elles si différentes?

Je ne vais pas me lancer dans des définitions conceptuelles des générations Y et Z, non. Il faut retenir que la première est née entre 1980 et 1997, et la seconde est née entre 1997 et 2011 (je sens qu’il y en a qui commencent à calculer leur âge très rapidement, ça m’a fait le même effet il y a des années). Je n’ai jamais écrit sur ce type de sujets d’ailleurs, je ne saurai vous en expliquer la raison.

Depuis un moment, je lis pleins d’articles qui ressassent les « prouesses prédéfinies » de la génération Z. Tout a commencé avec les différences culturelles entre les deux générations, ensuite la génération Y qui imposerait ses codes au travail, et enfin la génération Z qui serait extraordinaire en cette année 2017. Cela paraît tellement simple. Cependant, j’ai une panne de réflexion avec ces constructions issues de Médias qui savent apparemment tout de ces générations. Ils nous connaissent si bien, ils connaissent si bien nos réalités.

Le 4ème pouvoir ne connaît plus de limites

J’aimerais préciser, pour entrer dans le moule des constructions faites en la matière, que je suis de la génération Y, les « millenials », et pas de la Z, les « post-millenials ». Les millenials ont découvert internet et ont grandi avec, ils se sont adaptés à cette métamorphose. Des métiers décrits par les médias sont apparus à cet effet, « le community management » par exemple. Les entreprises devaient s’y adapter, elles devaient l’intégrer dans « leur manière de penser », et elles l’ont faite. Tout est allé si vite, mêlant les deux générations dans la course aux « métiers du futur ». En Afrique, tout le monde veut devenir community manager, sans se former (c’est si simple avec un smartphone ou un i5). La génération Y s’est « acclimatée » et s’est appropriée les outils numériques. C’est un peu comme un enfant qui découvre une prise électrique et veut absolument pousser la découverte à bout au point de vouloir la toucher du doigt (nous avons tous connu cela). Mais les médias (encore eux) annoncent qu’il est possible que les community managers disparaissent avec le temps (la ruée vers l’or ne devient que fumée à l’horizon).

Générations Y et Z sont-elles si différentes?

difference between Z and Y : recruitloop.com

En quoi la génération Z sera si différente de la Y au fait?

Quant à la génération Z, elle est « tombée » dans la sauce des téléphones tactiles, c’est peut-être elle qui représente les digital natives selon moi. Ma collègue mondoblogeuse Clara Delcroix disait à propos de cette génération intéressante dans son article :« la génération Z va agir comme un véritable rouleau compresseur ». 

Mais ce que beaucoup oublient, c’est que la génération Z va rencontrer les mêmes problèmes que la génération Y sur le plan professionnel (voire personnel). Certes, la nouvelle génération va obliger les entreprises à repenser leurs produits et prendre des décisions plus ciblées, elle va peut-être imposer sa manière de concevoir des choses en entreprise, mais n’est-ce pas ce qui se disait de la génération Y? Et pourtant, le discours a changé aujourd »hui. On pense que cette génération dont je fais partie n’arrive pas à relever le défi professionnel, elle est malheureuse au travail. Elle n’y arrive tout simplement pas. Pourquoi? Elle trouve la vie facile avec tous les gadgets numériques, tout était si simple pour elle, selon les dires de Simon Senek.

Et en quoi la génération Z sera loin de cette réalité, comment va-t-elle pouvoir s’adapter et imposer ses valeurs (et quelles valeurs déjà?). Regardez un peu ce que font les deux générations lorsqu’il y a un accident ou un incendie ; elles prennent des photos, certains font du direct au calme (ce qui ne peut leur permettre d’appeler les secours).

Ce que font les générations Y et Z après un accident de la route

Ce que font les générations Y et Z après un accident de la route
Crédit : Adrian McDonald Photography : www.lexonproductions.com

Elles ont toutes snaptchat, instagram, facebook, whatsapp. Toutes ces applications se ressemblent tellement à présent. Cependant, combien sont sur twitter et LinkedIn? Pour ma part, je considère ces deux dernières applications plus intéressantes et plus professionnelles. Et vous me parlez d’une nouvelle génération Z qui peut décider de se déconnecter? Elle s’imagine déjà ne pas pouvoir vivre sans les gadgets numériques.

Pensez-vous que la génération Z pourra imposer ses idées et/ou valeurs dans la société ou dans le milieu professionnel, alors qu’elle lit rarement des informations utiles, qu’elle ne connaît pas LinkedIn et qu’elle n’arrive pas à défendre un projet professionnel? Le numérique n’est pas tout, le fait d’être « désigné » génération hors pair n’est qu’une construction relative. Et en parlant de construction relative, la génération Z ne saurait être la même en Afrique et en Europe ainsi qu’en Amérique Latine par exemple. Les réalités et les besoins ne sont pas similaires pour parler d’une généralité dominante. Et d’ailleurs, où y a-t-il le plus de jeunes dans le monde?

Où y a-t-il le plus de jeunes dans le monde, la réponse en carte: quid de la génération Z

Plus le pays est foncé, plus sa population est jeune : ici.radio-canada.ca

Veuillez passer le message à la génération exceptionnelle Z svp.

Faisons Les Comptes est une campagne pour exiger du gouvernement togolais des comptes pour la CAN 2013

Je ne serai pas long, je ne ferai pas de longues phrases dithyrambiques, je n’en vois pas l’intérêt. Je vous livrerai juste mes contes pour que des comptes de la CAN 2013 soient faits avant la CAN 2017.

L’équipe togolaise de football s’est qualifiée pour  la CAN 2017 (remercions le ciel, je n’y croyais plus de toute façon, c’est le moment d’être honnête, valeur qui guide ma plume en ce jour). En 2013, je n’y croyais pas non plus, et pourtant l’équipe s’est envolée pour l’Afrique du Sud. Il a été imposé à la population togolaise une cotisation expresse bon gré mal gré pour une prise en charge des  footballeurs togolais. De la hausse des coûts de communication à la hausse du carburant (pour ne citer que ceux-là), le gouvernement a mis toutes les chances de son côté pour récolter les fonds.

En 2013, tout se résumait à une formule : « tu veux, tu ne veux pas, tu vas donner ».

Bon, nous avons donné, enfin, ils ont pris en fait, avec notre consentement si silencieux. Le peuple togolais ressemblait en ce moment à cette personne malade qui agonisait, mais dont même le silence n’était point audible dans les couloirs de l’hôpital.

En décembre 2016, les dirigeants votent un décret pour une mobilisation de fonds de financements pour l’équipe togolaise de football (once again), alors qu’après les déboires de 2013, aucun compte n’a été fait aux pauvres togolais qui se sont vus retirer leurs sous. Le footballeur est unificateur, dit-on. Ce sujet nous unit tous cette fois-ci (once again) pour défendre nos sous, enfin, le peu qui nous reste.

Mais à y voir de plus près, ce ne sont pas les sous le plus important. Ce que je voudrais dénoncer est plutôt ce manque de respect et de considération du gouvernement à l’égard de la population togolaise. Franchement, lorsque les parents te confient d’aller faire des courses, tu dois faire des comptes à ton retour, n’est-ce pas ? Je ne parle pas d’une obligation stricto sensu, je parle du bon sens et d’une bienséance éducative.

Chers membres du gouvernement, j’ai une idée pour vous qui se résume en quelques phrases, cela vaut ce que ça vaut :

Nous avons l’entreprise Wacem au Togo qui fait un excellent chiffre d’affaires, entreprise dont certains membres du gouvernement et personnalités togolaises sont actionnaires. En 2013, l’entreprise a réalisé 1,9 millions de tonnes de calcaire, d’une valeur d’environ 43 milliards de francs CFA, selon le rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (Itie). Pardonnez, prenez l’argent là-bas et financez l’équipe togolaise de football pour la CAN 2017 (on sait que vous avez la possibilité de le faire si vous le voulez, on va pas se mentir en fin d’année, ou bien ?), mais de grâce, laissez tranquille la population togolaise et les maigres ressources dont elle dispose pour les fêtes de fin d’année et pour le début de l’année 2017.

Chers membres du gouvernement, le bon sens, l’équité et le respect, ce sont des mots qui devraient vous parler.

#FaisonsLesComptes

Can 2013 : #FaisonsLesComptes : Crédit : www.autogo.tg

Mais avant de prendre en compte ma proposition (en espérant que vous ayez lu mon billet jusqu’à la fin), #FaisonsLesComptes d’abord.

Bien cordialement.