Cette image est réalisée par Gnadoe dans le cadre de la campagne ‪#‎AntiSuicideSquad

Depuis un moment je m’intéresse énormément aux sujets relatifs à l’éducation et aux relations humaines. Aujourd’hui, je m’intéresse au suicide ainsi qu’au viol chez les adolescents. J’ai eu le plaisir d’écouter (1) la série 13ReasonsWhy.

Au début, je t’avoue que cela ne m’a guère frappé, mais la suite de la série m’a fait réfléchir. Cette série américaine traite du harcèlement, de la drogue, de l’abus sexuel, du consentement, du suicide, la culture du viol et de la violence dans les lycées.

Dans ce billet, je parle du suicide et du viol. Je considère que les personnes qui passent par cette étape vivent ou ont vécu des événements déclencheurs.

Pour la petite histoire, une lycéenne se suicide après un viol commis sur elle par un camarade de lycée. Le suicide de Hannah déclenche des réactions au sein du lycée Liberty et soulève le problème du laisser-aller des garçons dans les équipes sportives des lycées aux Etats-Unis. Le violeur, Bryce, récidive avec une autre lycéenne, Jessica. Ces malheureux événements créent des frictions entre les élèves, les parents et le personnel du lycée. On remarque un impact négatif sur le comportement des lycéens, qu’ils soient des amis de Hannah et Jessica ou pas.

Je tire 4 leçons de cette série :

  • les institutions scolaires doivent reconsidérer leur rôle auprès des jeunes adolescents

Un certain nombre de personnes et de psychologues mentionne le fait qu’il est important pour la personne suicidaire de se confier à un « adulte de confiance ». Dans un contexte nord-américain, il existe des conseillers dans les lycées qui sont à l’écoute des élèves pour les aider à surmonter des situations de dépression, mais ce n’est pas toujours évident. Par exemple dans la série 13ReasonsWhy, la famille de Hannah este (2) en justice pour situer les responsabilités. Est-ce la faute de l’institution scolaire, du violeur ou encore des amis de Hannah au lycée si elle en est arrivée à se suicider ? Bien entendu, il existe d’autres facteurs très importants, notamment le comportement et la pression des pairs lorsqu’une personne déprime. Le conseiller du lycée, M. Porter, disait au procès que Hannah n’a pas prononcé les mots « viol » ou « suicide » lorsqu’elle se confiait à lui.

Et il ajouta : « si seulement j’avais su qu’elle allait se suicider, j’aurais insisté pour qu’elle ne parte pas et qu’elle vide son sac. Je n’ai fait que suivre le protocole, mais j’aurais dû faire plus. Le protocole du lycée mériterait une mise à jour. »

Mais faut-il blâmer que les institutions scolaires ou les conseillers ?

  • les parents ont un rôle très important à jouer

Les adolescents devraient pouvoir se confier en premier à leurs parents lorsqu’ils ont des problèmes d’addiction ou lorsqu’ils dépriment. Dans le cas de Bryce, accusé de viol dans la série, sa mère fut absente juste avant sa période d’adolescence et son père qui était violent par ailleurs n’a pas su jouer son rôle.

Bryce a grandi dans un environnement où le langage émotionnel était absent, où il obtenait tout ce qu’il demandait aussi bien de son père que de son entourage.

De l’autre côté, on a une jeune lycéenne (Hannah) qui manque d’affection et qui en est à la recherche sans forcément le montrer. Elle se retrouve à une fête de lycéens organisée par Bryce et là, tout a dérapé. Dans cet article, je n’excuse pas le viol, mais la série montre à quel point la défaillance des parents peut impacter le vécu des enfants, leur choix de vie ainsi que leurs relations humaines.

Malgré cette agressivité qu’on pouvait remarquer chez Bryce, un sentiment de honte l’envahi après le procès de Hannah et Jessica.

  • le sentiment de honte chez un.e adolescent.e 

Bryce essayait de changer mais tous les regards l’accusaient et personne n’y croyait. Personne ne lui a demandé, « que t’est-il arrivé pour que tu en arrives à violer ? » ; on lui disait plutôt, « pourquoi es-tu si mauvais et méchant ? ». Les mots ont leur sens, la façon dont on formule les questions également. Quant à Hannah, personne n’a pris la peine de lui demander clairement ce qui lui arrivait, d’autant qu’elle n’arrivait pas à parler de son viol. Elle craignait d’être jugée, elle avait honte d’en parler. Mais comment percer ce sentiment et faire parler un.e adolescent.e qui semble manifestement avoir des choses à confier?

Nous voyons ici deux cas différents : celui d’un violeur qui ne survit pas à la pression et au regard accusateur de la société, voire de ses amis et de son entourage; et celui d’une adolescente qui se suicide après un viol, tous les deux animés par un sentiment de honte. Il est important pour les parents de dire à leurs enfants, « je tiens à toi, fais-moi confiance, tu peux tout me dire, je ne te jugerai pas ». Ce type de phrase peut tout changer et briser la glace auprès des enfants.

  • le changement est à prendre au sérieux par l’entourage

Un adolescent violeur peut-il changer ? Oui, s’il reconnaît qu’il a un problème. Bryce disait, « je n’aime pas ce que je ressens, je veux aller mieux », mais personne ne le croyait. Finalement Bryce perd la vie après cette période de changement dans laquelle il se débattait contre lui-même. Il était jeune et n’était pas écouté au moment où il en avait le plus besoin. Sa fin tragique ne fut pas si différente de celle de Hannah finalement.

Je trouve personnellement cette série très utile malgré toutes les critiques, surtout celle concernant la saison 3 qui humaniserait le violeur Bryce. Cela démontre encore une fois combien les sujets sur le suicide, la culture du viol, la sexualité naissante et la santé mentale des adolescents peuvent susciter autant de réactions dans la société. Cela démontre également que les parents ont un rôle fort important à jouer dans l’éducation et la vie de leurs enfants. Toutes les 40 secondes une personne met fin à ses jours. Le suicide est réel auprès des jeunes adolescents et il est important de prendre au sérieux une personne qui déprime. En Afrique, on considère d’ailleurs qu’une personne qui déprime « n’est pas assez forte », et lorsqu’il s’agit d’un homme, « il n’est pas assez homme ».

Cette image a été réalisée par Irawo dans le cadre de la campagne ‪#‎AntiSuicideSquad.

‪#‎AntiSuicideSquad‬ : Irawo

La dépression est banalisée aussi bien par les parents, les amis que les institutions scolaires. D’ailleurs, dispose-t-on de conseillers dans ces institutions en Afrique ? Probablement oui, mais prend-on au sérieux le fait que les élèves ou les jeunes adolescents aient besoin d’être conseillés, écoutés, suivis ? Valorise-t-on le métier de conseiller psychologue en Afrique ? Il faudra peut-être commencer par là tout en oubliant pas de préciser aux parents d’être plus présents pour leurs enfants. Il est également important de préciser que la pression et le regard des amis ont un fort impact sur une personne qui déprime, qui a peur de demander de l’aide. Dans la série, on se rend compte que c’est un peu la faute à tout le monde si Hannah s’est suicidée. Le suicide n’est pas une solution, mais il existe, il est réel.

Chaque vie compte. La vie a un début et une fin, l’important c’est ce qu’on en fait. Soyons présents pour ceux qui vivent des moments difficiles, ceux qui ont besoin d’être écoutés ; on pourrait sauver une vie.

Ps. Si tu es adolescent.e et tu voudrais suivre la série 13ReasonsWhy, je te prierai de la suivre en famille, avec tes parents ou des adultes. Cela te serait utile d’échanger tout au long de la série et de poser des questions.

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(1) Ecouter une série (français québécois) : suivre/regarder une série.

(2) ester en justice : intenter des actions devant les tribunaux.

La vie de couple et l'éducation sur le genre doivent jaillir à l'image de cette eau jaillisante

Cette semaine je suis tombé sur une excellente publication de Mikafui Akue que vous pouvez retrouver ici (pour mieux comprendre mes propos, vous devrez lire la publication en question), qui traite des normes sociales, de l’éducation, du genre et de la vie de couple.

Au-delà du débat sur le féminisme, je pense que cette publication pose deux sujets intéressants : le partage des tâches dans la vie de couple (pour les couples qui vivent ensemble surtout), et la considération du rôle de la femme par son homme.

Je trouve important que l’on parle des tâches à réaliser lorsqu’on est en couple. Dans la plupart des familles ou couples, la femme s’occupe de la cuisine, des enfants, des courses etc, et l’homme s’occupe des dépenses du foyer, des factures etc. Au fond, beaucoup d’entre nous ne faisons que reproduire les actes de nos parents, parce qu’on les voyait « faire ». Pour ma part, il est important d’en parler avec son/sa partenaire avant de cohabiter ensemble : oui, en parler. Ce n’est pas un sujet si banal que d’en savoir plus sur la vision que son conjoint/sa conjointe a de la vie en couple et des implications d’une décision de vivre ensemble. Le seul fait d’en discuter permet à chacun de se situer et d’en savoir plus sur l’univers familial de l’autre. Oui, il faut « connaître l’autre », pas seulement se dire « je t’aime, moi non plus ». C’est dommage de voir que beaucoup de jeunes qui disent être en couple ne discutent plus, n’échangent plus sur des sujets touchant la gestion budgétaire, le respect, la vie de famille, le projet de vie, etc. D’ailleurs, Gary Chapman consacre les chapitres 7 et 8 à quelques thèmes dans un livre de poche, « Ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier ». Avec moins de 10 euros (moins de 7000 f cfa), vous avez ce livre. Même si vous n’aimez pas lire, je vous conseille de vous procurer ce bijou et de le parcourir progressivement, vous y apprendrez un certain nombre de choses. Et si vous êtes en couple (marié ou pas), c’est encore mieux de le lire à deux.

Le second point (la considération du rôle de la femme par son homme) est encore plus intéressant. En premier lieu, la participation de la femme à l’équilibre du foyer n’est pas perçue de la même façon, selon que l’on soit en Afrique ou en Occident. On suppose en Afrique qu’une femme qui n’a pas une rémunération fixe ne participe « pas assez » à la gestion budgétaire du foyer, alors qu’elle est revendeuse ou couturière et s’occupe généralement des enfants. A côté de cela, elle s’occupe généralement de la cuisine et est capable de contribuer à la popote donnée par son mari pour que « la maison puisse convenablement se porter ». Avec la montée du féminisme, on entend des hommes dire que les femmes ne contribuent pas à 50/50, mais qu’elles veulent s’émanciper.

De mon point de vue, ce n’est pas une contribution de 50% au budget familial qui fait d’une femme « une participatrice » ; elle est déjà une sacrée contributrice, même avec 10% de son revenu dans la balance.

De plus, combien d’hommes aident leur femme en cuisine ? Combien d’hommes apprennent à cuisiner en famille avant de se marier ? Combien prennent sur eux de faire doucher les enfants lorsque la femme est en cuisine ? Là je parle de l’Afrique, même si on ne peut généraliser cela à tous les pays du continent. En Occident, les femmes s’investissent plus financièrement, parce que le contexte n’est pas le même. On n’aura pas besoin de dire à un homme qu’il devra faire doucher les enfants et leur faire à manger lorsque la femme n’est pas encore rentrée. On n’aura pas besoin de lui dire qu’il doit récupérer les enfants à la sortie de l’école. On n’aura pas besoin de lui rappeler qu’il peut faire les courses ou faire la cuisine, parce que le quotidien dans les pays occidentaux oblige les deux partenaires à s’investir. Attention, je ne dis que tout est rose dans la vie de couple en Occident, mais…

Le contexte n’est pas le même, encore moins les réalités sociales.

Vous l’aurez compris. Je fais référence à ce qu’il faut faire en amont pour éviter les problèmes soulevés par Mikafui Akue dans sa publication. Au fond, tous ces problèmes peuvent être réglés par un changement de mentalité.

Il s’agit de commencer par la base : l’éducation des enfants. Ce sera aux futurs parents d’aujourd’hui de rectifier le tir, pas en « disant », mais en « faisant » beaucoup plus. C’est à ce niveau que le livre de Gary Chapman intervient, parce que pour « faire », il faudra au moins « savoir ».

Oui, il s’agit pour les futurs parents que nous sommes de donner le bon exemple, « car les enfants nous verront et nous copieront des années plus tard ». Tant que nous n’aurons pas le cran de passer par cette étape, quelles que soient nos paroles, elles risqueront d’être vaines, et le cercle vicieux sera entretenu. Aux hommes et pères de montrer à quel point ils chérissent la femme, à quel point ils s’investissent dans la vie de couple et la vie quotidienne de famille. Il faut parfois expliquer à son enfant pourquoi en tant que père de famille, on s’investit autant dans les tâches et les activités familiales. Le changement de mentalité dont on parle partira de là. Et dans ce cas précis, regarder son enfant 25 ans plus tard et être fier de ses opinions, de sa manière de traiter sa conjointe/son conjoint et de l’éducation qu’il/qu’elle transmet aux petits enfants est le plus beau cadeau que l’on puisse souhaiter avoir.

Edem Gbétoglo en réflexion sur la vie de couple et l'éducation sur le genre.

Edem Gbétoglo en réflexion sur le sujet.
Photo crédit : Edem Gbétoglo

Souvenons-nous en tant que parents (et futurs parents) que la vie a un début et une fin, l’important c’est ce qu’on en fait. Cette pensée me guide et me permet de prendre conscience de l’importance de l’éducation dans bon nombre de situations. J’espère qu’elle vous sera également utile.

Enfin, enfin une cause qui portera au pinacle de la jouissance, l’orgasme des blogueurs. Assez, oui assez de solitude triste et de stratégie retorse. En vérité je vous le dis, bloguer est plaisir. Attendu que selon le divine Epicure, « le plaisir est la fin de toute vie heureuse », chers lecteurs, « bloguer c’est bander , convaincre est plaisir », pour travestir les propos de Robert Badinter. Et puisque le destin m’offre l’opportunité en ce 31 août 2018 de dire tout haut ce que nul n’a osé même murmuré depuis Cicéron ; moi qui de part mes origines et le mythe de l’extrême générosité de la providence à mon égard ; moi le jeune blogueur majestueux dont je ressens déjà les premières vibrations ; moi qui ne suis devenu blogueur que sur la foi de cette phrase prometteuse et exaltante, voyez par là des propos sans transhumance verbal, un visage de conquérant et un regard de jouisseur. Avec vous chers lecteurs, j’ai connu et je connais l’ultime orgasme avec la plupart de mes billets notamment, celui sur la participation politique des jeunes togolais et sénégalais, les relations amoureuses ou encore celui sur le cancer et sur les générations Y et Z.

Contrairement à Platon pour qui, tout plaisir est moindre peine et toute peine est moindre plaisir ; et bien je vous le dis, plus grande est la peine encourue, plus intense est le plaisir éprouvé et si je suis aujourd’hui dans le circuit des blogueurs togolais, c’est parce que je savais, oui je savais tout en sachant que même au-delà du Togo, tous sucent sussent l’interrogation essentielle et donc, existentielle. Convaincre, défendre des opinions justes, jouir ou ne pas jouir de son blog, telle sont les questions, car il faut porter en soi le tumultueux instinct de vie, il faut accorder en soi rimes richissimes, paroles enrichissantes et propos d’opinions justes. En effet, le blogueur, via ses élégants mots doit pouvoir sillonner de bas en haut et de haut en bas, tous les sombres sujets qui lui semblent obscurs ; ineffable douceur, des caresses soyeuses qui parcourent dans un va-et-vient langoureux et doucereux la tige cérébrale dont il souhaite la raideur acquiesçante; peu à peu, cette raideur forcera le respect de l’approbation du lecteur sur le sujet abordé. Alors la langue, la voix, les mains et les doigts entonneront un hymne à la sève finale ; oh toi, éjaculation verbale, oh toi masturbation intellectuelle, toi dont la densité est fécondité, toi qui jaillis avec puissance et saccade, au point G de ton sceau correspond la marque de ton fourreau; oh larve procréatrice, répands-toi en large fléau !

Oh lala, Oh lala, que se passe-t-il ? Je le devine et je le vois dans le regard lubrique de mes lecteurs que vous êtes, hypocrites, qui tentent déjà de jeter l’opprobre du vice sur mes dires. Ne voyez ici aucun éloge sournois à un quelconque plaisir solitaire, non à la masturbation intellectuelle du blogueur narcissique, non, car c’est ici de passion et d’amour qu’il s’agit. Oser dire le bonheur d’un hobby voire d’un métier que l’on aime, au sens propre du verbe « aimer », dans la sueur, la peur, l’espoir, charnellement, physiquement dans un tango violent avec les lecteurs, haletants sous l’étreinte des mots, reste gratification de ma personne. Un blogueur sans cause dévolue, est comme un enfant dénudé voire dénué de frusques et de nippes. Contre ceux qui verraient dans mes dires un quelconque sexisme, eh bien, j’invoque mon amour pour les femmes ; oui, il n’y a pas non plus de privilège de masculinité parmi les blogueurs, je prends à témoin deux blogueuses togolaises, Hamdiya Katchirika et Edwige Mensah, elles que l’on dit imprévisibles mais jamais simulatrices, elles dont les voix s’érigent telle la sève d’une tige qui ne demande qu’à s’affermir.

Comme le certifieront assurément les blogueurs togolaisle blogueur dans le corps à corps qu’il livre avec les lecteurs hostiles, déploie simplement une stratégie amoureuse, en vue de les arracher à la solitude dans une éruption approbative qui les soulage.

Enfin, à la fin des fins, lorsque le blogueur swinguera avec la mal aimée sur le célèbre « trois prétendants un mari » avec de célèbres phrases de persuasion, cette dernière hissera les yeux dans ce délicieux laisser-aller que les ignares prennent pour le sommeil sommet de l’ennui, alors qu’en réalité, épuisée par le plaisir, elle s’abandonne dans une voluptueuse pâmoison, plongée dans cette sublime extase au milieu des circonlocutions du blogueur, qui lui fait atteindre le 7 ème ciel de la conviction des opinions.

Et à ceux, à ceux encore qui douteraient que bloguer soit pulsion et passion, il est un ultime miracle qui achèvera de les convertir…incrédules et sceptiques, venez, oui venez, voyez et lisez cette chose, ce billet, qui semble sans âme, sans tripes, sans cœur, cela s’appelle « la métaphore ». Contre toute attente, le blogueur réussira même à faire preuve d’humour. Oui, l’éloquence est une preuve ultime que bloguer est un acte de foi et de chair. Abandonnez les palpations de l’illustre robinet, oui, arrêtez les pilules prétendument érectisantes érotisantes ; je vous prescris une recette littéraire, foutrement efficace, utilisable chez soi ou en public, à savourer avec vos amis, à déguster en présence de vos détracteurs … bloguez, oui bloguez, répandez votre verge verve à profusion, même au-delà du ciel et des enfers où le diable lui-même sera contraint de succomber à votre élixir de persuasion ;

bloguer, oui bloguer, ah, quelle belle et noble cause !

Mais au-delà de cette cause si noble, on se pose une question fondamentale : bloguer n’est-il qu’un canal pour atteindre d’autres objectifs personnels et professionnels? La réponse est dans les faits, dans les actes, dans les décisions, dans les différentes voies empruntées par les uns et les autres ; la réponse est dans le choix que l’on fait…

Je vous dit tout simplement « merci de me lire», chers lecteurs. Bonne journée mondiale du blogging à tous les blogueurs.

Ps. Une partie du texte est inspirée de la plaidoirie de Denis Agboton de Juin 1999.

Le visuel mis en avant est réalisé par Atome, blogueur camerounais.

Influenceurs et action collective, faudra y penser.

Nous n’allons pas revenir sur les différentes théories des uns et des autres concernant les « influenceurs », je ne vais pas me permettre de les critiquer d’ailleurs. J’ai lu l’article de mon cher ami Hamidou Anne titré les « influenceurs » africains ne servent à rien:que les jeunes fassent de la politique, et celui du web entrepreneur ivoirien Israel Yoroba que j’apprécie bien, dont le titre est certains « influenceurs » africains servent à changer la société.

Je suis plutôt ravi qu’il y ait des « influenceurs » africains, du moment où ils pourront servir la société. Je pense qu’il y a plusieurs manières de faire de la politique, ou plutôt, de servir la société face aux politiques. L’Afrique a besoin de ces personnes qui sauront être non seulement des références mais également des « leaders ». Je mets ce dernier mot en exergue parce qu’il a été tellement galvaudé ces derniers temps qu’il ne semble plus signifier grand chose. Mais dans le contexte actuel, il reprend ses droits et s’impose.Lire la suite de