Une bulle de savon maintenue au gré du vent, comme dans les relations humaines

Relations humaines, choix de vie, éducation, ce sont des thèmes que j’ai énormément abordés pendant ces douze derniers mois dans mes chroniques publiées régulièrement sur ma page Facebook. Une chose que j’ai apprise lors de ces rédactions est que les relations humaines ne sont pas parfaites et sont en quelque sorte le socle de notre vie. Les choix de vie prennent d’ailleurs parfois en compte les relations humaines. Pendant que certains choisissent d’aller dans une direction donnée (études, emploi, voyages) à cause d’une personne qui compte énormément pour eux, d’autres perdent des personnes importantes de leur vie parce qu’ils ont fait des erreurs ou encore des choix qu’il ne fallait pas faire. Et à côté de tout cela, il existe des relations humaines qui n’ont pas tenu le coup, à cause de quiproquo, d’erreurs ou encore de mauvais choix du passé. Tout ce que je viens de citer résume une partie de notre vie à tous ; on se retrouve forcément quelque part sur l’échiquier lorsqu’on est honnête avec soi-même.

Comme je vous le disais, j’ai abordé un certain nombre de thèmes cette année, pas par pure fantaisie, mais parce qu’avec le temps, il y a des choses fondamentales que j’ai comprises et apprises. J’ai toujours voulu peindre des mots avec des images. Certaines de mes chroniques sont des vécus, d’autres sont juste le fruit de mes échanges avec des groupes d’amis ou encore le fruit d’une réflexion poussée à la sortie d’une salle de cinéma. J’ai la possibilité de créer une histoire en quelques minutes et d’en sortir une leçon de morale, parce que j’aime apprendre de la vie, j’aime découvrir et aller au-delà, j’aime tomber et me relever plus fort, plus prudent, plus sérieux. Et je n’ai fait que cela cette année, « apprendre de la vie ». J’ai fait des « conneries » comme tout le monde.

Nous les appellerons ici « des erreurs ».

J’ai également pris des décisions importantes qui changent et vont changer encore plus le court de ma vie dans les mois à venir. Vous savez, il arrive des moments dans la vie où on se retrouve à des carrefours de décisions et de choix.

Nous nommerons ces carrefours « des périodes charnières ».

J’ai également perdu des personnes qui me sont chères, des amis, des frères, des sœurs… J’ai également compris que l’hypocrisie a une grande place dans les relations humaines. J’apprécie énormément les amis qui me disent spontanément sans que je ne le demande, « Edem, fais attention à ce chemin que tu prends. Je t’ai écrit parce que je pense que tu devrais reconsidérer telle ou telle situation, ou parce que j’ai entendu telle ou telle chose sur ta personne, je voudrais qu’on en discute, etc. » Cela fait plaisir d’avoir des amis ou des relations humaines dans lesquelles on s’inquiète pour vous sans vous juger, des relations dans lesquelles vous serez prêts à dire, « c’est mon pote… c’est mon amie et je lui fais confiance. »

Alors oui, toutes ces petites expériences m’ont poussé à écrire sur les relations humaines, sur le fait que la déception amicale fait parfois beaucoup plus de mal que la déception amoureuse.

J’écris également sur les relations amoureuses depuis un moment, peut-être parce que je suis amoureux, ou peut-être parce que j’ai une personne dans ma vie qui m’inspire énormément, ou encore peut-être parce que j’ai des échanges avec des personnes mariées, et j’aimerais bien en parler à mon entourage ou mon public à travers de petites histoires imagées. Je fais généralement un lien entre les relations humaines et l’éducation. Je pense sincèrement que nous sommes le produit de notre éducation, et nous devenons de meilleures (ou mauvaises) personnes avec nos expériences. William Backus a écrit dans son livre Bien se connaître pour mieux vivre que nos convictions et notre éducation peuvent avoir une influence sur nos relations.

J’ajouterais que nos relations ont également un impact sur nos choix et notre vie. Plus nos relations humaines sont saines, mieux est notre vie.

C’est à nous de nous connaître pour mieux vivre, pour faire des choix plus judicieux, pour mûrir et grandir. Chacun est imparfait, et lorsqu’on perd un amant, une amante, ou encore des amis, on se rend finalement compte que les imperfections sont parfois d’une atroce banalité ; et qu’on aime finalement cette personne malgré ses imperfections, parce que c’est ce qui fait d’elle cette personne que l’on a aimé avoir dans sa vie à un moment donné.

J’aime bien les paroles de la chanson de Corneille, C’est notre année. Je trouve qu’elles sont assez expressives et peuvent permettre à tout un chacun de se motiver encore plus… à faire mieux. Ce sont d’ailleurs des paroles qu’il faut avoir en mémoire tous les jours, pas seulement en fin d’année.

Une relation humaine est comme une bulle de savon, qui peut disparaître lorsque le vent est trop fort. C’est à vous de maintenir la bulle dans sa forme initiale, à votre manière. Et à ceux qui n’y arrivent pas, il arrive des moments où les mots muets se fondent dans le sablier, il arrive des moments où il ne faut plus essayer de tourner la page, il faut tout simplement la tourner. On peut se faire de nouveaux amis, on peut avoir de nouvelles relations dans lesquelles, celle fois-ci, on ferait plus attention à certains détails, on chérirait plus les moments plaisants, on se sentirait meilleur qu’avant malgré ses défauts.

Votre vie peut ressembler à cette lumière parmi les arbres si vous accordez de l'importance aux relations humaines de votre vie.

Crédit photo : Edem Gbetoglo

 

N’oubliez pas de chérir vos souvenirs à chaque moment de votre vie, n’oubliez pas de méditer et de vous parler à vous-même, n’oubliez pas de vous faire confiance, oui, à vous ; et surtout n’oubliez pas que la vie a un début et une fin, l’important c’est ce que vous en faites.

Moocs

Nombreux sont les entrepreneurs et des profils en entreprise/organisation qui se forment par des formations en ligne ou MOOCs, étant dans l’impossibilité de se déplacer pour cette noble cause, ou tout simplement dans le but de gagner du temps dans le cadre de leurs activités. Les formations en ligne ou les MOOCs sont pour beaucoup d’africains une manière de se former à moindre coût contre une attestation de formation. Mais il faut préciser que nombreuses sont les formations qui ne sont pas aussi utiles qu’elles en ont l’air. Afin de vous permettre de connaître les plateformes qu’il faut privilégier selon les domaines, je vous propose dans cet article cinq plateformes de MOOCs qui me semblent intéressantes et qui peuvent aider certains d’entre vous à vous former.

  1. Moocs Afrique (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne)

Lorsque nous parlons de Mooc utiles, nous parlons de formations pouvant permettre aux apprenants d’avoir un minimum de notions sur des problématiques qui les concernent directement. Quoi de mieux qu’un MOOC sur la planification urbaine des villes africaines ou encore sur la planification et Design de Systèmes et Technologies d’Assainissement. Ce qui est également intéressant est le fait qu’il y ait en premier lieu des formations adaptées au contexte africain et ceci, en français et en anglais, et en deuxième lieu des niveaux de formation allant jusqu’au doctorat.

Hotsi

Hotsi, le réseau social innovant pour l’Afrique

 

2. Hotshi 

Cette plateforme présentée comme un réseau social par l’équipe de la togolaise Pierrette Atikpo, permet de mettre en contact des professionnels et des entrepreneurs. Hotshi est ouvert à tout cadre, entrepreneur, intellectuel, étudiant, société, institution, organisation sur le continent ou dans les diasporas qui mène déjà ou qui veut mener des actions ou projets pour contribuer au développement de l’Afrique. Sur Hotshi, vous pouvez aussi vous inscrire à des cours de votre choix pour mettre à jours vos compétences : les langues, les sciences, la communication, l’entreprenariat, l’aéronautique et plein d’autres cours. J’ai été bluffé par un de leur MOOC assorti d’attestation sur l’apprentissage du lingala, la langue africaine au Congo. Il n’y a pas assez de plateformes qui proposent ce type de formations qui met au centre de l’apprentissage les langues africaines. Il serait d’ailleurs une bonne idée d’avoir d’autres MOOCs sur d’autres langues africaines, notamment le wolof, le fon, le yoruba ou encore le swahili.

 

Plateforme du droit international de l'eau douce

Droit international de l’eau douce – MOOC
Copyright : coursera.org

 

3. Droit international de l’eau douce

Cette plateforme est intéressante en ce qu’elle permet aux apprenants de suivre une formation en ligne sur le droit international de l’eau douce sans forcément avoir au préalable une formation en droit. Oui, je vous le concède, c’est assez particulier comme domaine. Mais vous savez, il n’y a pas que les médias sociaux qui importent, il y a également des thématiques qui sont assez transversales et qui sont fort utiles. La plateforme pour le droit international de l’eau de l’Université de Genève nous permet donc à tous « de mieux comprendre les contours du droit international de l’eau, vu qu’il a connu des développements majeurs qui oblige de tenir compte des multiples facettes que revêt la gestion et la protection des eaux douces. L’adoption d’instruments universels, régionaux et de bassins souligne l’importance d’étudier l’évolution de la réglementation internationale relative à l’eau et d’identifier les grands principes en ce domaine. »

Les MOOC sont enseignés par quatre chercheurs dont le togolais Komlan Sangbana. Le prochain cours débutera le 26 mars 2018.

RSE-et-PED est la première source d’information francophone indépendante et multipartite sur la Responsabilité Sociale des Entreprises dans les pays émergents et en développement.

RSE et PED
Copyright : www.rse-et-ped.info

 

    4. RSE et PED

Les webinaires organisés par la communauté pour la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) avec les pays en développement, je les ai découverts par hasard en cherchant des informations sur la RSE et son application dans les pays africains. Il n’y a d’ailleurs pas que des webinaires sur le droit international des droits humains et la RSE, mais également des ressources et webinaires sur les objectifs du développement durable ou encore l’entrepreneuriat féminin et les médias sociaux en Afrique subsaharienne et des ressources sur le respect de l’environnement. La diversité des acteurs et des intervenants favorise des débats utiles et enrichissants. Vous avez d’ailleurs la possibilité de recevoir une attestation à la suite de la série de webinaires sur une thématique particulière par exemple.

    5. Rue 89 Mooc

J’ai découvert ce site en voulant en apprendre plus sur la communication digitale et la communication institutionnelle sur les réseaux sociaux. Grâce aux formations en ligne proposées, j’ai pu en savoir plus sur les basiques d’une communication digitale et surtout les erreurs à éviter. Ce Mooc m’a d’ailleurs permis d’être efficace sur une campagne de l’organisation OXFAM. Beaucoup s’improvisent en digital manager sur les réseaux sociaux sans pour autant avoir les bases d’une stratégie digitale de l’entreprise pour laquelle ils offrent des services. Rue 89 propose d’ailleurs actuellement un MOOC sur la ComPublique sur le web et les réseaux sociaux, et il pourrait bien être utile à plusieurs digital managers.

Lors de mes recherches, je n’ai malheureusement pas trouvé de plateformes proposant des MOOCs en langues africaines. Il serait également fort intéressant d’avoir plus d’africains animateurs de MOOCs sur des thématiques et problématiques africaines. Les intellectuels africains évoluant dans des organisations à fort potentiel, il n’en manque d’ailleurs pas. Si vous connaissez des plateformes pareilles, vous pouvez également les mentionner en commentaires.

Influenceurs et action collective, faudra y penser.

Nous n’allons pas revenir sur les différentes théories des uns et des autres concernant les « influenceurs », je ne vais pas me permettre de les critiquer d’ailleurs. J’ai lu l’article de mon cher ami Hamidou Anne titré les « influenceurs » africains ne servent à rien:que les jeunes fassent de la politique, et celui du web entrepreneur ivoirien Israel Yoroba que j’apprécie bien, dont le titre est certains « influenceurs » africains servent à changer la société.

Je suis plutôt ravi qu’il y ait des « influenceurs » africains, du moment où ils pourront servir la société. Je pense qu’il y a plusieurs manières de faire de la politique, ou plutôt, de servir la société face aux politiques. L’Afrique a besoin de ces personnes qui sauront être non seulement des références mais également des « leaders ». Je mets ce dernier mot en exergue parce qu’il a été tellement galvaudé ces derniers temps qu’il ne semble plus signifier grand chose. Mais dans le contexte actuel, il reprend ses droits et s’impose.Lire la suite de

Générations Y et Z sont-elles si différentes?

Je ne vais pas me lancer dans des définitions conceptuelles des générations Y et Z, non. Il faut retenir que la première est née entre 1980 et 1997, et la seconde est née entre 1997 et 2011 (je sens qu’il y en a qui commencent à calculer leur âge très rapidement, ça m’a fait le même effet il y a des années). Je n’ai jamais écrit sur ce type de sujets d’ailleurs, je ne saurai vous en expliquer la raison.

Depuis un moment, je lis pleins d’articles qui ressassent les « prouesses prédéfinies » de la génération Z. Tout a commencé avec les différences culturelles entre les deux générations, ensuite la génération Y qui imposerait ses codes au travail, et enfin la génération Z qui serait extraordinaire en cette année 2017. Cela paraît tellement simple. Cependant, j’ai une panne de réflexion avec ces constructions issues de Médias qui savent apparemment tout de ces générations. Ils nous connaissent si bien, ils connaissent si bien nos réalités.

Le 4ème pouvoir ne connaît plus de limites

J’aimerais préciser, pour entrer dans le moule des constructions faites en la matière, que je suis de la génération Y, les « millenials », et pas de la Z, les « post-millenials ». Les millenials ont découvert internet et ont grandi avec, ils se sont adaptés à cette métamorphose. Des métiers décrits par les médias sont apparus à cet effet, « le community management » par exemple. Les entreprises devaient s’y adapter, elles devaient l’intégrer dans « leur manière de penser », et elles l’ont faite. Tout est allé si vite, mêlant les deux générations dans la course aux « métiers du futur ». En Afrique, tout le monde veut devenir community manager, sans se former (c’est si simple avec un smartphone ou un i5). La génération Y s’est « acclimatée » et s’est appropriée les outils numériques. C’est un peu comme un enfant qui découvre une prise électrique et veut absolument pousser la découverte à bout au point de vouloir la toucher du doigt (nous avons tous connu cela). Mais les médias (encore eux) annoncent qu’il est possible que les community managers disparaissent avec le temps (la ruée vers l’or ne devient que fumée à l’horizon).

Générations Y et Z sont-elles si différentes?

difference between Z and Y : recruitloop.com

En quoi la génération Z sera si différente de la Y au fait?

Quant à la génération Z, elle est « tombée » dans la sauce des téléphones tactiles, c’est peut-être elle qui représente les digital natives selon moi. Ma collègue mondoblogeuse Clara Delcroix disait à propos de cette génération intéressante dans son article :« la génération Z va agir comme un véritable rouleau compresseur ». 

Mais ce que beaucoup oublient, c’est que la génération Z va rencontrer les mêmes problèmes que la génération Y sur le plan professionnel (voire personnel). Certes, la nouvelle génération va obliger les entreprises à repenser leurs produits et prendre des décisions plus ciblées, elle va peut-être imposer sa manière de concevoir des choses en entreprise, mais n’est-ce pas ce qui se disait de la génération Y? Et pourtant, le discours a changé aujourd »hui. On pense que cette génération dont je fais partie n’arrive pas à relever le défi professionnel, elle est malheureuse au travail. Elle n’y arrive tout simplement pas. Pourquoi? Elle trouve la vie facile avec tous les gadgets numériques, tout était si simple pour elle, selon les dires de Simon Senek.

Et en quoi la génération Z sera loin de cette réalité, comment va-t-elle pouvoir s’adapter et imposer ses valeurs (et quelles valeurs déjà?). Regardez un peu ce que font les deux générations lorsqu’il y a un accident ou un incendie ; elles prennent des photos, certains font du direct au calme (ce qui ne peut leur permettre d’appeler les secours).

Ce que font les générations Y et Z après un accident de la route

Ce que font les générations Y et Z après un accident de la route
Crédit : Adrian McDonald Photography : www.lexonproductions.com

Elles ont toutes snaptchat, instagram, facebook, whatsapp. Toutes ces applications se ressemblent tellement à présent. Cependant, combien sont sur twitter et LinkedIn? Pour ma part, je considère ces deux dernières applications plus intéressantes et plus professionnelles. Et vous me parlez d’une nouvelle génération Z qui peut décider de se déconnecter? Elle s’imagine déjà ne pas pouvoir vivre sans les gadgets numériques.

Pensez-vous que la génération Z pourra imposer ses idées et/ou valeurs dans la société ou dans le milieu professionnel, alors qu’elle lit rarement des informations utiles, qu’elle ne connaît pas LinkedIn et qu’elle n’arrive pas à défendre un projet professionnel? Le numérique n’est pas tout, le fait d’être « désigné » génération hors pair n’est qu’une construction relative. Et en parlant de construction relative, la génération Z ne saurait être la même en Afrique et en Europe ainsi qu’en Amérique Latine par exemple. Les réalités et les besoins ne sont pas similaires pour parler d’une généralité dominante. Et d’ailleurs, où y a-t-il le plus de jeunes dans le monde?

Où y a-t-il le plus de jeunes dans le monde, la réponse en carte: quid de la génération Z

Plus le pays est foncé, plus sa population est jeune : ici.radio-canada.ca

Veuillez passer le message à la génération exceptionnelle Z svp.